Institut Bergonié
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département d'imagerie médicale

Xavier Buy, coordonnateur

 

 

L'équipe
Xavier Buy, coordonnateur
Gabrielle Hurtevent-Labrot, responsable de l’unité de radio-sénologie
Anne-Laure Cazeau, responsable de l'unité de médecine nucléaire
IMAGERIE MÉDICALE DIAGNOSTIQUE ET INTERVENTIONNELLE
Martine Boisserie-Lacroix, Xavier Buy, Stéphane Ferron, Gabrielle Hurtevent-Labrot, Nicolas Lippa, Michèle Kind, Jean Palussière
médecin cardiologue : Marie-Claire Zimmer
médecin contractuel : Vittorio Catena
médecins consultants : Maryam Asad-Syed, Caroline Darmaillacq, Edouard Descat, Caroline Feuga, Jean-Louis Guibert, Xavier Hurtevent, Brigitte Jeantet, Arielle Journée-Raymond, Agathe Sacher, Myriam Raynaud, Catherine Soussotte
MÉDECINE NUCLÉAIRE
Anne-Laure Cazeau, Yann Godbert
médecin contractuel : Axelle Dutertre

Présentation

Le département d’Imagerie Médicale regroupe deux services : la médecine nucléaire et l’imagerie diagnostique et interventionnelle. Il possède un plateau technique complet réparti sur plusieurs sites. 2013 a vu le remplacement du scanner acquis dans le cadre d’un appel d’offres Imagerie UNICANCER.

 

Activités 2014

IMAGERIE MEDICALE DIAGNOSTIQUE ET INTERVENTIONNELLE

En imagerie diagnostique et interventionnelle, le phénomène marquant est l’augmentation très importante des biopsies. L’explication vient du nombre croissant des patients inclus dans des essais précoces et nécessitant plusieurs prélèvements pour des analyses du génome tumoral. 831 biopsies ont été effectuées au lieu de 573 en 2013 soit une croissance de plus de 45 %. Près d’un tiers des biopsies ont été réalisées chez des patients inclus dans des essais testant de nouveaux médicaments. Les biopsies sont réparties sur trois sites : le scanner, l’échographe diagnostique et le bloc 6 (bloc opératoire équipé d’une table capteurs plans avec reconstruction en coupes). L’ouverture d’un poste de praticien contractuel a permis d’absorber cette augmentation, le déficit de places d’accueil en hospitalisation (ambulatoire ou classique) reste un frein à l’amélioration des délais de programmation. En parallèle, l’activité de radiologie interventionnelle a connu une croissance nette des traitements par chimio-embolisations intra-hépatiques. Ces techniques permettant le dépôt local de médicaments vont se développer dans les années à venir, la radio embolisation qui consiste à déposer dans le foie des particules chargées d’Yttrium 90 va débuter en 2015.

Le bloc 6 accueille aussi trois ou quatre demi-journées par semaine la pose des chambres implantables par les anesthésistes. Sur une ou deux demi-journées, ce bloc, offrant une radio-protection, est également réservé pour les traitements chirurgicaux du sein combinés à la radiothérapie peropératoire (Intrabeam). Intrabeam est aussi utilisé par les radiologues interventionnels pour traiter des vertèbres métastatiques en combinant la radiothérapie peropératoire et une cimentoplastie.

L’autre activité du service qui augmente beaucoup est la relecture des examens de patients inclus dans les essais. 1 558 scanners et IRM ont été relus pour la recherche clinique. La progression importante a été rendue possible par la création d’un poste de manipulateur à mi-temps pour la recherche clinique. Cette activité de relecture reste malheureusement insuffisamment valorisée et occupe un 20 % de temps médecin. Une part importante des examens scanner est aussi réalisée pour les patients inclus dans des essais.

Les échographies de contraste effectuées dans le bilan de la réponse au traitement ont nettement augmenté. L’activité de cardiologie (échographie et consultations) est stable.

Le délai de rendez-vous IRM reste élevé, plus d’un mois en moyenne, ce qui nous amène à compléter les vacations des autres  participants (Bordeaux Nord, Tivoli) avec des patients de l’Institut. Le nombre de forfaits effectués par l’Institut a augmenté de 2 874 à 3 001. Sur les vacations de recherche, les biopsies de sarcome et hépatiques guidées par IRM ont commencé. L’imagerie corps entier est développée aussi sur ces vacations.


En sénologie, le changement des deux mammographes numériques a été réalisé en 2014. L'année 2014 a été marquée par ce changement des deux mammographes numériques équipés désormais de la tomosynthèse. En plus des clichés de mammographie, un balayage du sein est réalisé permettant l'acquisition d'une quinzaine d'images avec des angulations différentes. Un logiciel de reconstruction en
3D permet de générer des coupes étagées, millimétriques, en haute résolution, parallèles au plan d'acquisition. Il est aussi possible de se déplacer dans le volume reconstruit. L'un des deux mammographes est équipé d'un dispositif permettant les biopsies percutanées sous tomosynthèse.
L'activité mammo-échographique poursuit sa progression en 2014, ceci malgré le changement de mammographes qui nous a conduit à travailler uniquement sur un seul appareil durant l'été. Le nombre de prélèvements percutanés reste stable et très élevé, avec 441 microbiopsies sous échographie, 68 macrobiopsies sous échographie et 450 macrobiopsies sous stéréotaxie. Les repérages pré-opératoires sont stables sous guidage échographique (441), avec par contre une augmentation de 26 % de ces derniers sous guidage mammographique ou stéréotaxique entre 2013 et 2014 (164 versus 130).
Les relectures de dossiers hors centre (972) et en staff radiosénologique (1 178), activité très chronophage et mal valorisée, mais voie d'entrée majeure des patientes en sénologie à l'Institut Bergonié, continuent leur progression. L'augmentation est de 10 % pour les dossiers hors centre et de 5 % pour le staff.
Les IRM mammaires représentent presque 30 % de la totalité des RM effectuées. Leur nombre a augmenté de 10 % entre 2014 et 2013 (834 versus 757 examens).

 

MEDECINE NUCLEAIRE

Activité TEP : Dans le cadre de la co-utilisation TEP avec les centres privés de la région bordelaise, 3 935 actes TEP ont été réalisés. Ceci correspond à une augmentation globale de 9,7 % comparativement à 2013 (et + 73 % depuis 2009, première année pleine de fonctionnement).
La majorité des actes sont réalisés par l’Institut, soit 61,2 %, ce qui correspond à + 5,8 % depuis 2013, soit + 75 % depuis 2009. Cette augmentation globale est secondaire à l’augmentation croissante de la demande d’exploration TEP pour lesquels des délais courts de rendez-vous sont respectés pour ne pas ralentir la prise en charge (objectif qualité). Une adaptation régulière en fonction des besoins est effectuée. Comme prévu l’an dernier, l’activité d’exploration par TEP choline s’est nettement développée, cependant l’ensemble des besoins ne sont pas pourvus. Un des freins au développement de cette activité est le coût du radiotraceur actuellement importé d’Autriche par avion. Le centre d’imagerie fonctionnel de la clinique Saint Augustin a réalisé 21,7 % de l’activité et 17,1 % ont été réalisés par la polyclinique Bordeaux Nord Aquitaine. Le centre d’imagerie fonctionnel de la clinique Saint Augustin a mis à disposition un manipulateur en électroradiologie à 10 % pour permettre de réaliser ce surcroît d’activité.

Gamma-caméra : actes de scintigraphies : En 2014, ont été réalisés 1 481 actes de scintigraphie soit une diminution de 7 % (1 595 actes en 2013). Cette diminution est à rattacher à la diminution des explorations par scintigraphie osseuse :
• D’une part, du fait de la baisse des indications des bilans scintigraphiques osseux en cancérologie, souvent remplacés par une exploration TEP FDG, à la fois plus sensible dans les cancers où  historiquement la scintigraphie osseuse était indiquée (cancer du poumon et cancer du sein agressif) et qui plus est, permet également de faire le bilan des autres organes en une seule exploration.
• D’autre part, les ressources humaines du service étant limitées, une priorisation de l’activité sur les besoins croissants des examens TEP a été effectuée pour ne pas retarder les prises en charge (objectif qualité du service). En effet, le nombre de caméra TEP disponible en Aquitaine est extrêmement limité, alors que des gamma-caméras conventionnelles sont disponibles dans les centres périphériques et privés. De ce fait, les ressources humaines du service sont affectées en priorité au besoin de l’activité TEP. Les recherches de ganglions sentinelles, principalement dans le cancer du sein, sont en augmentation quantitative (+ 13 %) à rattacher à la forte activité du centre dans ce domaine.

Activité thérapeutique : Les Irathérapies pour cancer thyroïdien représentent la majorité des actes thérapeutiques soit un total de 183 actes en 2014. Ceci a été possible grâce à une réorganisation conjointe avec le 1er étage d’hospitalisation permettant des séances d’irathérapie de façon bi-hebdomadaire (cf rapport activité groupe thyroïde).

L’autorisation de traitement par Radium223, émetteur alpha, pour le traitement des métastases osseuses a été obtenue permettant le démarrage de cette activité en 2014.
Au total, le nombre d’actes de médecine nucléaire en 2014 est de 5 605, soit + 245 actes comparativement à 2013.

Perspectives 2015
 
IMAGERIE MEDICALE DIAGNOSTIQUE ET INTERVENTIONNELLE

Pour répondre à l’augmentation des biopsies, il faudrait disposer d’un local équipé d’un échographe avec fusion d’images associé à une unité de surveillance afin de contourner le manque de lits  d’hospitalisation. Les axes principaux de développement et de recherche restent l’imagerie de la réponse au traitement et l’imagerie interventionnelle. L’IRM sera utilisée sur le temps recherche pour guider les biopsies de sarcomes et en ablathermie pour le projet de destruction des tumeurs du sein par ultrasons focalisés. L’équipe participe à plusieurs PHRC en sénologie et aussi en RI (cryothérapie des tumeurs desmoïdes).
L’équipe reste aussi engagée sur les projets de modélisation mathématique de la croissance tumorale en association avec l’INRIA de Bordeaux.

 
MEDECINE NUCLEAIRE

Le maintien de l’activité TEP sera poursuivi en 2015 dans le cadre de la co-utilisation. L’accès à la Fluorocholine sera maintenu pour les patients dont l’indication est validée en RCP urologique.
Sur le plan thérapeutique, nous tâcherons de mettre en place les procédures et autorisations permettant l’utilisation de microbilles chargées d’ytrium90, thérapie par émetteur béta, en dépôt local hépatique par radiologie interventionnelle au niveau des artères hépatiques (Selectiv Internal RadioTherapy, SIRT) dans le cadre d’essais thérapeutiques du groupe digestif.
Également, nous amorcerons la mise en place d’essais thérapeutiques avec radiopharmaceutiques, par administration systémique.
 
 

 Vue complète (chiffres Activités) de l'année en cours (PDF) : cliquer ici

Articles parus dans notre revue Bergonews
  • Pour voir l'article "L'imagerie médicale " extrait du Bergonews n°15 : cliquer ici
  • Pour voir l'article " Un nouvel appareil d'imagerie à l'Institut Bergonié " extrait du Bergonews n°2: cliquer ici

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