département de radiothérapie
Pierre Richaud (jusqu'au 31 mars 2012, Christel Breton-Callu (à partir du 2 avril 2012) coordonnateur
Christel Breton-Callu, Bénédicte Henriques de Figueiredo, Guy Kantor,
Philippe Lagarde, Adeline Petit, Pierre Richaud, Laurence Thomas
Chef de clinique-assistant des hôpitaux : Adeline Petit, Paul Sargos (à partir de novembre 2011)
Physiciens médicaux : Mickaël Antoine, Sarah Belhomme,
Jérôme Caron, Antony Chemin, Emilie Rich, Christina Zacharatou (à partir de mars 2012)
Cadre du département : Fabienne Gouze
Définition
"La radiothérapie occupe une place incontestable dans la politique de lutte contre le cancer. Environ 200 000 nouveaux malades sont traités chaque année par radiothérapie. Ce nombre va augmenter dans les prochaines années en raison de l'accroissement du nombre de patients et de l'élargissement des indications de la radiothérapie. Cette discipline doit donc s'adapter pour répondre à un besoin croissant en termes de santé publique. Ces deux dernières décennies, les innovations en radiothérapie se sont accélérées avec notamment l'apparition de techniques de "haute" et de "très haute précision" qui permettent d'optimiser la dose reçue sur tout le volume tumoral en protégeant de façon optimale les tissus sains."
[Source INCA]
[Source INCA]
Présentation
Le département de Radiothérapie de l’Institut Bergonié regroupe la radiothérapie externe et les unités de curiethérapie et de physique médicale.
L’activité principale du Département de Radiothérapie reste sa mission de soins. L’objectif est de proposer aux patients de Bordeaux et de sa région l’accès aux techniques dites «innovantes», comme la radiothérapie conformationnelle en modulation d’intensité, la radiothérapie guidée par l’image ou la radiothérapie avec asservissement respiratoire.
Le plateau technique de traitement comporte :
Pour la radiothérapie externe :
• 3 accélérateurs linéaires de particules,
• 1 tomothérapie hélicoïdale
• 1 accélérateur dédié à la radiothérapie per opératoire **Focus sur l'Intrabeam ci-dessous)
• 1 scanner dédié
** Focus sur l'INTRABEAM Le procédé Intrabeam est un appareil de radiothérapie qui consiste à délivrer une dose unique (20 Gray) de radiothérapie en cours d’intervention chirurgicale sur le lit tumoral. Ce procédé peut être utilisé en pratique courante pour les patientes âgées d’au moins 70 ans présentant une petite tumeur de bon pronostic. En un temps, ces patientes ont donc un traitement associant chirurgie et radiothérapie, il n’est alors plus nécessaire d’effectuer un traitement avec des déplacements quotidiens au centre de radiothérapie. Dans le cadre d’études d’autres indications pourraient être envisagées, comme pour remplacer le « boost » de radiothérapie. La radiothérapie per-opératoire par Intrabeam administre une dose d’irradiation sur le lit opératoire en surimpression chez des patientes qui par la suite reçoivent une irradiation externe de l’ensemble du sein. La durée de traitement est alors réduite de 33 séances à 25 séances et le lit tumoral est précisément irradié. Cette technique s’inscrit dans une démarche de désescalade thérapeutique et de traitements personnalisés. Le champ d’application va probablement s’élargir dans la prise en charge du cancer du sein et potentiellement dans d’autres pathologies tumorales. Pour voir le film sur l'Intrabeam : cliquer ici
Pour la curiethérapie :
• 1 projecteurs de sources radioactives pour la curiethérapie HDR
• 1 projecteur pour la curiethérapie à bas débit pulsé,
• échographe et matériel nécessaires à la curiethérapie par implants permanents,
• 3 chambres protégées de curiethérapie
Des stations de planification dosimétriques permettent la réalisation des plans de traitement, la fusion d'images scanner-IRM et scanner-Pet scan tant pour la radiothérapie externe que pour la curiethérapie.
L’équipe médicale comporte 6 radiothérapeutes temps pleins, 2 chefs de cliniques, 4 internes en formation. L’unité de physique médicale est composée de 6 physiciens, 2 techniciens de mesure physique, 2 dosimétristes et 3 étudiants physiciens en formation. L’activité du département est assurée également par 27 manipulateurs d’électroradiologie, 7 assistantes médicales, 6 ASH et un cadre de santé. L’ensemble de cette équipe participe aux divers traitements de radiothérapie externe et de curiethérapie dans le respect des règles de qualité et de sécurité des traitements.
Le département de Radiothérapie de l’Institut Bergonié possède un plateau technique, que ce soit en radiothérapie externe et en curiethérapie, permettant de répondre à l’évolution technologique. Un des objectifs majeurs du Département est de poursuivre le développement des techniques innovantes. A cette fin, un accélérateur dédié à la radiothérapie per opératoire a été acquis (Intrabeam), permettant de proposer aux patientes présentant un cancer du sein, une alternative au traitement classique de radiothérapie externe. Cela répond également à l’un des axes de développements des traitements de radiothérapie, vers des traitements plus « à la carte » en fonction des patients et des types de tumeurs.
L’unité de curiethérapie poursuit ses évolutions, intégrant dans la prise en charge l’apport de l’imagerie, dans le but d’améliorer les traitements et diminuer les toxicités.
Le prochain objectif du département est de développer et de proposer aux patients dès 2013, la mise en œuvre de la stéréotaxie, permettant une radiothérapie « ciblée » , technique actuellement peu disponible en Aquitaine.
L’ensemble de ces missions est centré sur la prise en charge des patients, par une implication de tous les membres de l’équipe du Département, et ce dans le respect d’amélioration de la qualité et sécurité des traitements.
L’activité principale du Département de Radiothérapie reste sa mission de soins. L’objectif est de proposer aux patients de Bordeaux et de sa région l’accès aux techniques dites «innovantes», comme la radiothérapie conformationnelle en modulation d’intensité, la radiothérapie guidée par l’image ou la radiothérapie avec asservissement respiratoire.
Le plateau technique de traitement comporte :
Pour la radiothérapie externe :
• 3 accélérateurs linéaires de particules,
• 1 tomothérapie hélicoïdale
• 1 accélérateur dédié à la radiothérapie per opératoire **Focus sur l'Intrabeam ci-dessous)
• 1 scanner dédié
** Focus sur l'INTRABEAM Le procédé Intrabeam est un appareil de radiothérapie qui consiste à délivrer une dose unique (20 Gray) de radiothérapie en cours d’intervention chirurgicale sur le lit tumoral. Ce procédé peut être utilisé en pratique courante pour les patientes âgées d’au moins 70 ans présentant une petite tumeur de bon pronostic. En un temps, ces patientes ont donc un traitement associant chirurgie et radiothérapie, il n’est alors plus nécessaire d’effectuer un traitement avec des déplacements quotidiens au centre de radiothérapie. Dans le cadre d’études d’autres indications pourraient être envisagées, comme pour remplacer le « boost » de radiothérapie. La radiothérapie per-opératoire par Intrabeam administre une dose d’irradiation sur le lit opératoire en surimpression chez des patientes qui par la suite reçoivent une irradiation externe de l’ensemble du sein. La durée de traitement est alors réduite de 33 séances à 25 séances et le lit tumoral est précisément irradié. Cette technique s’inscrit dans une démarche de désescalade thérapeutique et de traitements personnalisés. Le champ d’application va probablement s’élargir dans la prise en charge du cancer du sein et potentiellement dans d’autres pathologies tumorales. Pour voir le film sur l'Intrabeam : cliquer ici
Pour la curiethérapie :
• 1 projecteurs de sources radioactives pour la curiethérapie HDR
• 1 projecteur pour la curiethérapie à bas débit pulsé,
• échographe et matériel nécessaires à la curiethérapie par implants permanents,
• 3 chambres protégées de curiethérapie
Des stations de planification dosimétriques permettent la réalisation des plans de traitement, la fusion d'images scanner-IRM et scanner-Pet scan tant pour la radiothérapie externe que pour la curiethérapie.
L’équipe médicale comporte 6 radiothérapeutes temps pleins, 2 chefs de cliniques, 4 internes en formation. L’unité de physique médicale est composée de 6 physiciens, 2 techniciens de mesure physique, 2 dosimétristes et 3 étudiants physiciens en formation. L’activité du département est assurée également par 27 manipulateurs d’électroradiologie, 7 assistantes médicales, 6 ASH et un cadre de santé. L’ensemble de cette équipe participe aux divers traitements de radiothérapie externe et de curiethérapie dans le respect des règles de qualité et de sécurité des traitements.
Le département de Radiothérapie de l’Institut Bergonié possède un plateau technique, que ce soit en radiothérapie externe et en curiethérapie, permettant de répondre à l’évolution technologique. Un des objectifs majeurs du Département est de poursuivre le développement des techniques innovantes. A cette fin, un accélérateur dédié à la radiothérapie per opératoire a été acquis (Intrabeam), permettant de proposer aux patientes présentant un cancer du sein, une alternative au traitement classique de radiothérapie externe. Cela répond également à l’un des axes de développements des traitements de radiothérapie, vers des traitements plus « à la carte » en fonction des patients et des types de tumeurs.
L’unité de curiethérapie poursuit ses évolutions, intégrant dans la prise en charge l’apport de l’imagerie, dans le but d’améliorer les traitements et diminuer les toxicités.
Le prochain objectif du département est de développer et de proposer aux patients dès 2013, la mise en œuvre de la stéréotaxie, permettant une radiothérapie « ciblée » , technique actuellement peu disponible en Aquitaine.
L’ensemble de ces missions est centré sur la prise en charge des patients, par une implication de tous les membres de l’équipe du Département, et ce dans le respect d’amélioration de la qualité et sécurité des traitements.
Bilan de l'année 2011
L’année 2011 a été une année charnière pour le Département de radiothérapie avec l’initiation d’un important renouvellement du plateau technique comportant en particulier le démantèlement de l’accélérateur linéaire Saturne 43 et les travaux nécessaires à l’installation d’un accélérateur de dernière génération. Ce nouvel appareil doit permettre la réalisation de radiothérapie en modulation d’intensité (RCMI) en arcthérapie et guidée par images scanographiques (IGRT par CBCT). Cette étape programmée à cheval sur 2011 et 2012 nous a privés d’un appareil de traitement durant les 4 derniers mois de l’année. L’activité n’a cependant globalement diminué que de 90 traitements par rapport à 2010 qui avait été une année de forte activité. Cela a été rendu possible grâce à un élargissement important des plages horaires de traitement. Les cancers du sein, les cancers de la prostate, les cancers gynécologiques, les cancers digestifs et les hémopathies malignes représentent les localisations tumorales les plus souvent traitées. Les localisations tumorales correspondant à une activité de recours ou faisant appel à des techniques ou une prise en charge particulière, représentent la deuxième activité spécifique du Département en particulier en ce qui concerne les tumeurs cérébrales, les sarcomes, l’irradiation corporelle totale avant greffe de moelle et les traitements nécessitant une radiothérapie en modulation d’intensité, une radiothérapie asservie à la respiration ou une tomothérapie (cancers ORL, thoraciques ou tumeurs du canal anal).
Tous les patients ont été traités en radiothérapie conformationnelle tridimensionnelle avec un scanner de dosimétrie, un système de contention et des protections personnalisées soit au moyen d’un collimateur mutilâmes soit par caches personnalisés en ceroben. La dosimétrie in vivo et le deuxième calcul des unités moniteurs ont été réalisés pour tous les traitements.
L’activité de curiethérapie de l’Institut Bergonié qui correspond à celle d’un centre régional de référence en Curiethérapie (rapport INCa) a été globalement stable avec 370 traitements de curiethérapie pour 195 patients. Nous avons poursuivi la curiethérapie utéro-vaginale à bas débit pulsé, avec dosimétrie optimisée sur TDM et le nombre de patients traités par curiethérapie de prostate par implants permanents a augmenté.
L’année 2011 a été marquée par :
- le renouvellement du projecteur de source de curiethérapie à bas débit pulsé en juin (PDR V3) ;
- l’installation d’un nouvel environnement informatique pour la dosimétrie en curiethérapie à bas débit pulsé et à haut débit de dose (ONCENTRA BRACHY).
En septembre 2011, a été installé un nouvel environnement informatique ainsi qu’un échographe intégré pour la curiethérapie de prostate (ONCENTRA PROSTATE).
Parallèlement l’activité de recherche clinique s’est développée avec un nombre accru de patients inclus dans des protocoles d’évaluation ou de recherche clinique.
L’enseignement de la discipline se fait par la participation des radiothérapeutes et physiciens aux cours régionaux et interrégionaux par un encadrement de DQPRM et de stagiaires, la direction de thèse et la mise en place d’un plan de formation de l’ensemble des professionnels.
Les activités de recherche et d’innovations concernent le développement de l’utilisation de l’imagerie en radiothérapie et le déploiement d’une interface optique, physique et radiothérapie en Aquitaine en collaboration avec l’Université de Bordeaux I, l’Université Bordeaux Segalen, CELIA, IMB et INRIA, CENBG .
L’objectif est :
- d’aider à la validation clinique de systèmes plus performants de calcul de la distribution de la dose de rayonnements avec de nouveaux algorithmes conçus au CELIA,
- d’améliorer les étalonnages et calibrations des équipements en radiothérapie et participer à des développements en radiobiologie en collaboration avec le CENBG afin d’apporter des informations sur les mécanismes d’action spécifiques des ions,
- de développer des outils de comparaison des traitements pour évaluer l’intérêt des rayonnements utilisés et d’impliquer des industriels aquitains du Laser dans la conception d’équipements nouveaux en protonthérapie.
Un co-encadrement de thèse de sciences (avec le CELIA) et un mastère 2 de biologie (avec le CENBG et VINCO) ont pu être initiés cette année grâce à cette interface.
Objectifs 2012
L’année 2012 verra, dès le mois de janvier, la mise en place d’un nouveau système de réseau record and verify et de nouvelles consoles de planification dosimétriques en plus grand nombre ; parallèlement, au 1er trimestre 2012, sera installé un nouvel accélérateur linéaire qui sera totalement opérationnel début juin. Avant la fin de 2012 un 2ème accélérateur sera upgradé et pourra (en miroir du nouvel accélérateur) permettre également des traitements en modulation d’intensité en arcthérapie et guidés par images scanographiques
Pierre Richaud, Christel Breton-Callu
Vue complète (chiffres Activités) de l'année en cours (PDF) : cliquer iciArchives
Vue complète (chiffres Activités) de l'année 2010 (PDF) : cliquer ici
Vue complète (chiffres Activités) de l'année 2009 (PDF) : cliquer ici
Vue complète (chiffres Activités) de l'année 2008 (PDF) : cliquer ici









